Groupe Aquariophile Maubeuge

les Osphronemidae

dimanche 4 novembre 2007 par webmaster

Les Osphronemidae

(mise à jour mai 2006)

Alain. Ducarne




Les noms scientifiques changent au fur et à mesure que la science (taxinomie) progresse. Ce n’est donc pas pour désorienter les pauvres amateurs que nous sommes que les scientifiques décident de modifications des noms de familles, genres et espèces de nos poissons, cela clarifie les relations de parenté entre espèces et toutes les espèces placées dans un genre particulier sont supposées avoir un ancêtre commun.


Toujours est-il que ça déménage encore en ce moment, avec pour contrainte de nous remettre à niveau. Il en va ainsi de mes chers "labyrinthidés" avec la famille la plus nombreuse, les bélontidés (belontiidae) qui disparaît purement et simplement. Aussi, je vous livre cet article qui tente de faire le point, il est sans-doute imparfait ou déjà erroné, j’y apporterai des précisions et corrections au fil du temps. J’ai ajouté quand cela était possible quelques photos, et j’aurai l’occasion de vous reparler de ces merveilleux poissons, genre par genre

Qu’on se le dise, il va falloir maintenant parler des "Osphronemidae", cette famille qui ne comportait qu’un seul genre, Osphronemus, notre symphatique gourami géant, regroupe maintenant les ex belontidés avec les genres Betta, Colisa, Trichogaster, Macropodus pour les plus connus et bien entendu le genre Osphronemus. D’autres moins connus ou moins commerciaux y sont également rattachés.



 Le genre Betta avec quarante huit espèces (fishbase 03/06) est le plus représenté. Ce sont des constructeurs de nids de bulles ou des incubateurs buccaux. Certains vivent dans des milieux extrêmes (température, raréfaction et acidité de l’eau) et réclament donc des soins particuliers (Betta coccina, B. persephone, B. tussyae, etc). D’autres sont beaucoup plus adaptables à la vie en aquarium. Le plus populaire est bien entendu Betta splendens, mais on commence à trouver en animalerie d’autres espèces intéressantes, plus ou moins faciles à maintenir et à reproduire, au comportement moins agressif : Betta imbellis,B. smaragdina, B. picta ... pour n’en citer que quelques-unes.


 Le genre Trichogaster (cinq espèces), largement répandu dans tout le sud-est asiatique, est lui aussi bien présent dans nos aquariums. Qui ne connaît pas le gourami mosaïque (Trichogaster leerii) ? D’un tempérament paisible, il parade calmement pour peu qu’on lui offre une végétation abondante et des voisins pas trop remuants, sa maintenance est relativement facile et sa reproduction est spectaculaire et passionnante. Les T. trichopterus sous différentes populations et variétés sélectionnées (Cosby, gold) sont aussi très populaires. Les peaux de serpents (pectoralis) et lune (microlepis), plus encombrants à l’âge adulte demandent des bacs spacieux. Le Trichogaster chuna, anciennement Colisa chuna (ou sota) est le plus petit du genre.

 

Dans le genre Colisa, on dénombre trois espèces, lalia, fasciata, labiosus. Originaires d’Inde, du Bangla Desh et de Birmanie, ils offrent une variété de patrons de coloration. Ce sont des poissons timides qu’il est préférable de maintenir en groupes avec d’autres poissons calmes. La maintenance est parfois délicate pour les espèces nouvellement importées.

 Les Macropodes (cinq espèces) (Macropodus) ont obtenu leurs lettres de noblesse avec le genre opercularis (poisson paradis) maintenu depuis les tous débuts de l’aquariophilie malgré son caractère irascible, sa résistance et sa facilité d’adaptation en ont fait une légende. Vivant plus au nord du continent asiatique (sud de la Chine, Corée, Viêt-Nam et Formose), les Macropodes demandent des températures moins élevées et celle d’une maison chauffée normalement est suffisante sans autre appoint. Un séjour estival en bassin de jardin est même bénéfique. D’autres espèces moins répandues, Macropodus spechti (ex concolor : le macropode noir), Macropodus erythropterus, Macropodus hongkongensis et Macropodus ocellatus (ex chinensis, le macropode de Chine) sont maintenues chez des passionnés.

 Le genre Trichopsis ou "gouramis grogneurs" est trop peu connu. Ces poissons ont la particularité d’émettre des sortes de grognements (ou coassements) lors de rivalités ou au moment des parades amoureuses, ces bruits sont très audibles, les bacs faisant caisses de résonnance. Ils sont très nombreux en Malaisie, Thaïlande, Indonésie et on en a découvert à Bornéo, vivant en eau stagnante, dans les fossés et de minuscules trous d’eau. Trois espèces sont représentées dans le genre : Trichopsis vittata, T. pumila et T. shalleri. Leur maintenance réclame quelques attentions mais est sans réelle difficulté.

 Ce n’est pas le cas des espèces du genre Sphaerichthys (quatre espèces), plus connues sous le nom de "gouramis chocolat" dont la maintenance et surtout la reproduction demandent un certain "doigté" et une bonne connaissance des caractéristiques de leurs habitats d’origine : eau ambrée, acide, à minéralisation presque nulle et chaude. Il faudra donc jongler avec tout cela pour obtenir (peut-être) des résultats. Ce sont des espèces fragiles, et, toutes attirantes qu’elles sont, à déconseiller aux "débutants". Des bacs spécifiques sont nécessaires et souvent, seule une nourriture vivante de petite taille est acceptée par ces poissons. Quatre espèces seulement représentent ce genre originaire de Bornéo, Malaisie, Sumatra et Indonésie.

Le genre Parosphromenus (ou gouramis nains colorés, gouramis magnifiques) compte des représentants de petite taille de nos labyrinthidés, ils dépassent rarement la taille de 4 cm, on en dénombre 17 espèces valides à ce jour. Leur maintenance est tout aussi délicate que pour les précédents : petits bacs spécifiques, grande rigueur en ce qui concerne les qualités physico-chimiques de l’eau. Ce sont des poissons magnifiquement colorés mais très timides et discrets, certains amateurs "spécialisés" se consacrent uniquement à ce genre.

D’autres genres sont encore rattachés à la famille des Osphronemidés : le genre Malpulutta (Malpulutta kretseri du Sri Lanka), le genre Pseudosphromenus (anciennement classé parmi les macropodes) avec P. cupanus lui aussi du Sri Lanka et P. dayi de l’Inde, le genre Ctenops avec Ctenops nobilis, curieux poisson de l’est de l’Inde et du Bangla Desh, les Parasphaerichthys de Birmanie et les Belontia avec B. signata (le Macropode de Ceylan) endémique du Sri Lanka et B. hasselti de Malaisie, Bornéo et Sumatra. Tous ces poissons sont assez "confidentiels" et très rarement présents sur le marché aquariophile. Luciocephalus pulcher, unique espèce du genre et très curieux poisson à tête de brochet, a été également rattaché à la famille des Osphronemidés.



Poisson bizarre, Luciocephalus pulcher (20 cm adulte et prédateur)


Et bien entendu, je terminerai cette brève présentation par nos sympathiques (et néanmoins comestibles, paraît-il) gouramis géants, le genre Osphronemus qui compte quatre espèces (fishbase 03/06). Ces poissons qui peuvent atteindre la taille de 70cm demandent de très grands bacs pour une maintenance optimale.




Osphronemus goramy














Ctenops nobilis, très curieux poisson lui aussi et de maintenance .



délicate


Texte : A. Ducarne – mai 2006.

Photographies : Fishbase – 02/2006.





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